Peut-on ne pas être progressiste ?
Présentation du livre
Pour s’imposer, le progressisme doit renverser certaines évidences que jusqu’alors nul n’aurait songé à remettre en cause ni même à énoncer tant elles allaient de soi : par exemple que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme parce qu’il est lié au fait de la génération sexuée. La domination du progressisme a rendu la formulation de ces évidences à la fois gentiment ridicule et sombrement scandaleuse. Pourtant, par-delà le ridicule, et en dehors de tout esprit de scandale, le problème est bien de savoir si ces évidences, qu’on ne peut plus guère formuler qu’à demi-voix, ont réellement été désamorcées. Autrement dit, les évidences auxquelles il s’en prend, le progressisme parvient-il réellement à les renverser ou réussit-il seulement à les faire taire ? C’est ce questionnement qui donne aux réflexions de l’auteur leur tour critique et qui fait de ce livre un essai salutaire.
Sommaire de l'ouvrage
Introduction : Peut-on ne pas être progressiste ? - Un peu d’histoire : Le progressisme entre réformisme et espérance révolutionnaire - Parachever la révolution - démocratique : Le rapport progressiste au temps - Honorer toutes les convictions : La vision progressiste de la loi - S’assurer des intentions : Remarques sur l’éthique progressiste - Arracher le mal à la racine : Une vision progressiste des rapports hommes-femmes - Conclusion : Faut-il être conservateur ?