Peut-on ne pas être progressiste ?
Présentation du livre
Mariage pour tous, PMA pour toutes, aide à mourir, voire un jour GPA : autant de sujets sur lesquels l’issue de la conversation publique semble d’avance fixée. Qu’ils vitupèrent avec violence ou argumentent avec finesse, les opposants aux réformes sociétales semblent voués au même destin : l’échec, suivi de l’oubli. Une réforme sociétale peut éventuellement être retardée ; on ne peut, dirait-on, jamais y échapper. Ainsi va la dynamique du progressisme contemporain.
Si le réformisme sociétal semble inéluctable, c’est qu’il s’appuie sur des arguments puissants : un droit accordé aux uns n’enlève rien aux autres ; il ne s’agit pas seulement d’autoriser mais surtout d’encadrer, etc. C’est à étudier les arguments progressistes que ce livre s’emploie d’abord.
Pourtant, la question finale est bien de savoir si l’autorité du progressisme est véritablement justifiée. Peut-on se soustraire à l’attractivité du progressisme ? Y aurait-il quelques raisons – quelques bonnes raisons – de le faire ?
Sommaire de l'ouvrage
Introduction : Peut-on ne pas être progressiste ? - Un peu d’histoire : Le progressisme entre réformisme et espérance révolutionnaire - Parachever la révolution - démocratique : Le rapport progressiste au temps - Honorer toutes les convictions : La vision progressiste de la loi - S’assurer des intentions : Remarques sur l’éthique progressiste - Arracher le mal à la racine : Une vision progressiste des rapports hommes-femmes - Conclusion : Faut-il être conservateur ?