Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien ?
Nicolas Guéguen
10 Février 2010
En France, on dénombre 65 millions d’animaux familiers… ce qui place les Français loin devant les autres Européens pour la possession d’animaux. Mais que savons-nous des effets de la présence de nos animaux familiers sur notre mental, notre santé par exemple ? Avec Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien ? (Dunod, 2010) Serge Cicotti et Nicolas Guéguen nous invitent à découvrir l’influence que l’animal familier a sur nous et au-delà comment il pourrait avoir une présence utile auprès de personnes âgées ou handicapées, si l’on exploitait mieux ce que l’on en sait… L’ouvrage recense une centaine d’expériences de psychologie scientifique, présentées sur un ton léger, qui s’adresse autant au grand public qu’aux étudiants en psychologie, biologie animale, éthologie ou futurs vétérinaires.
Qu’apprend-on sur les relations entre les hommes et les animaux dans votre ouvrage ?
En fait, l'ouvrage présente, à travers 100 résultats d’expériences, l'impact des animaux sur les hommes et non pas les relations entre l’Homme et l’animal. Le but principal était de présenter l’état des recherches scientifiques qui ont permis de montrer que l'animal avait des effets positifs sur notre santé physique, certaines maladies, nos réactions physiologiques, nos relations sociales, que le chien pouvait servir également à autre chose qu'à guider des aveugles et qu'il possède une infinité d'aptitudes...
Cela ne représente certes rien d’extraordinaire, simplement en présentant ici les résultats de ces expériences, on montre que l'animal fait du bien à l'homme.
Certains résultats ne paraîtront peut-être pas nouveaux, ce qui prouve que « savoir » ne conduit pas nécessairement à « appliquer » et qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine : l'animal n'est guère utilisé à l'école, l'animal est peu utilisé auprès des personnes âgées...
Qu’abordez-vous plus particulièrement ?
Les six chapitres de l’ouvrage regroupent des comptes rendus d’expériences sur les animaux familiers et l’influence que ceux-ci peuvent avoir sur les humains. On y découvre les aptitudes et compétences animales, les interactions homme-animal, l’impact de l’animal sur notre santé physique et mentale, l’animal comme antidépresseur, les relations sociales.
Quelle idée reçue la plus marquante faites-vous tomber ?
Probablement celle qui concerne une croyance populaire selon laquelle l'animal à poils peut être problématique sur certaines maladies et notamment l'allergie ; la recherche montre que c'est l’inverse. Les bébés et les enfants qui naissent dans une famille où se trouve un chien ou un chat développent d'avantage d'immunité aux allergènes. Pourtant combien de milliers de chiens et de chats sont abandonnés pour cette fausse bonne raison !
On y apprend aussi que les gens projettent beaucoup de choses sur leur chien : quand on les interroge, ils pensent tous par exemple que leur chien est moins bête que celui de leur voisin. On remarque aussi qu'il y a énormément de similitudes entre la relation homme/animal et la relation adulte/enfants : les propriétaires s'adressent à leur animal de la même façon qu’ils parleraient à un bébé…
On voit également qu'il y a un attachement de l'animal vers l'humain, attachement identique à celui que l'on retrouve entre les jeunes enfants et leur parents, c'est à dire que l'animal ne se sent pas en sécurité lorsque son propriétaire quitte la pièce dans laquelle il y a un étranger, il devient anxieux, qu'il s'agisse d'un chat ou d'un chien... Ce qui prouve que le chat n'est pas uniquement lié à sa maison !
Comment sont menés ces tests et études avec les animaux ?
Pour la plupart, ce sont des enquêtes et des mises en corrélation en comparant des personnes ayant un animal avec celles qui n'en n'ont pas (c'est le cas notamment pour les études sur la santé et le bien-être). Toutefois on trouve également des approches expérimentales où l'on teste directement l'impact de l'animal en l'introduisant dans un contexte. Par exemple, quelqu'un qui vous demande un service dans la rue alors qu'il tient un chien en laisse est-il plus fréquemment et/ou mieux aidé que la même personne qui n'a pas ce chien ? Pour certaines expériences, il s’agit d’observation directe du comportement avec l’utilisation d’un miroir sans tain, de mises en situation, on observe, on note et on compte…
© DUNOD EDITEUR, 08/03/2010
Qu’apprend-on sur les relations entre les hommes et les animaux dans votre ouvrage ?
En fait, l'ouvrage présente, à travers 100 résultats d’expériences, l'impact des animaux sur les hommes et non pas les relations entre l’Homme et l’animal. Le but principal était de présenter l’état des recherches scientifiques qui ont permis de montrer que l'animal avait des effets positifs sur notre santé physique, certaines maladies, nos réactions physiologiques, nos relations sociales, que le chien pouvait servir également à autre chose qu'à guider des aveugles et qu'il possède une infinité d'aptitudes...
Cela ne représente certes rien d’extraordinaire, simplement en présentant ici les résultats de ces expériences, on montre que l'animal fait du bien à l'homme.
Certains résultats ne paraîtront peut-être pas nouveaux, ce qui prouve que « savoir » ne conduit pas nécessairement à « appliquer » et qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine : l'animal n'est guère utilisé à l'école, l'animal est peu utilisé auprès des personnes âgées...
Qu’abordez-vous plus particulièrement ?
Les six chapitres de l’ouvrage regroupent des comptes rendus d’expériences sur les animaux familiers et l’influence que ceux-ci peuvent avoir sur les humains. On y découvre les aptitudes et compétences animales, les interactions homme-animal, l’impact de l’animal sur notre santé physique et mentale, l’animal comme antidépresseur, les relations sociales.
Quelle idée reçue la plus marquante faites-vous tomber ?
Probablement celle qui concerne une croyance populaire selon laquelle l'animal à poils peut être problématique sur certaines maladies et notamment l'allergie ; la recherche montre que c'est l’inverse. Les bébés et les enfants qui naissent dans une famille où se trouve un chien ou un chat développent d'avantage d'immunité aux allergènes. Pourtant combien de milliers de chiens et de chats sont abandonnés pour cette fausse bonne raison !
On y apprend aussi que les gens projettent beaucoup de choses sur leur chien : quand on les interroge, ils pensent tous par exemple que leur chien est moins bête que celui de leur voisin. On remarque aussi qu'il y a énormément de similitudes entre la relation homme/animal et la relation adulte/enfants : les propriétaires s'adressent à leur animal de la même façon qu’ils parleraient à un bébé…
On voit également qu'il y a un attachement de l'animal vers l'humain, attachement identique à celui que l'on retrouve entre les jeunes enfants et leur parents, c'est à dire que l'animal ne se sent pas en sécurité lorsque son propriétaire quitte la pièce dans laquelle il y a un étranger, il devient anxieux, qu'il s'agisse d'un chat ou d'un chien... Ce qui prouve que le chat n'est pas uniquement lié à sa maison !
Comment sont menés ces tests et études avec les animaux ?
Pour la plupart, ce sont des enquêtes et des mises en corrélation en comparant des personnes ayant un animal avec celles qui n'en n'ont pas (c'est le cas notamment pour les études sur la santé et le bien-être). Toutefois on trouve également des approches expérimentales où l'on teste directement l'impact de l'animal en l'introduisant dans un contexte. Par exemple, quelqu'un qui vous demande un service dans la rue alors qu'il tient un chien en laisse est-il plus fréquemment et/ou mieux aidé que la même personne qui n'a pas ce chien ? Pour certaines expériences, il s’agit d’observation directe du comportement avec l’utilisation d’un miroir sans tain, de mises en situation, on observe, on note et on compte…
© DUNOD EDITEUR, 08/03/2010
Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien ?
Collection: Petites expériences de psychologie, Dunod
2010 - 288 pages - 140x220 mm
EAN13 : 9782100540297 Prix TTC France 17,50 €
2010 - 288 pages - 140x220 mm
EAN13 : 9782100540297 Prix TTC France 17,50 €


