Green IT
Christophe Corne
21 Août 2009
Environ 2 % de la consommation énergétique globale d’un pays occidental correspondent à la consommation des systèmes et matériels informatiques ! Cette consommation étant croissante, il est important de mener une réflexion à tous les niveaux : entreprises, administrations, collectivités, pour réduire l’impact de l’informatique sur l’environnement. Green IT (Dunod, 2009), de Christophe Corne, Adrien Porcheron, Pénélope Guy et James Pavia, représente le premier ouvrage du genre en version française. Il propose un panorama complet des problématiques de développement durable, appliquées aux systèmes d'information des entreprises. C’est l’outil indispensable pour mener une réflexion et mettre sur pied un plan d’action dans une organisation, quelle qu’elle soit.
Que recouvre la notion de Green IT ?
Le Green IT est un sujet important, qui a tendance à recouvrir de nombreux thèmes que nous n’avons pas forcément vocation à traiter aujourd’hui. Ce terme est né dans les pays anglo-saxons où cette préoccupation existe depuis déjà une dizaine d’années. En France notamment, cela concerne à la fois les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et le développement durable. Dans ce dernier thème, les aspects sociaux sont également inclus, mais nous ne les abordons pas forcément dans l’ouvrage.
Green IT traite de tout ce qui concerne le système d’information des entreprises, des administrations, des collectivités et l’impact de ce système d’information sur l’environnement. Cela va de l’achat du matériel (l’achat éco-responsable) en passant par des préconisations, comme par exemple éteindre les ordinateurs le soir, utiliser des logiciels qui réduisent la consommation…
Quel est l’impact immédiat pour l’entreprise ?
Avant de parler d’impact, les entreprises ont aujourd’hui des obligations concernant le développement durable, l’environnement, en particulier vis-à-vis des actionnaires. Les rapports d’activités consacrent désormais plusieurs pages au développement durable et à l’empreinte environnementale de l’entreprise.
L’impact peut être souvent très significatif et se traduire en termes financiers. On a tendance à opposer souvent l’aspect financier et l’aspect environnemental. Or, le premier impact étant financier, cela devrait amener les entreprises à s’intéresser plus sérieusement au Green IT. Aujourd’hui, les principales technologies qui permettent de réduire la consommation énergétique sont souvent des technologies informatiques. Parmi ces technologies, il se développe par exemple ce qu’on appelle le « client léger », qui utilise des terminaux passifs consommant bien moins qu’un PC classique (5 W contre 75 W). Des études ont démontré que ces solutions permettaient de réduire la facture de dépense d’énergie de 50 % sur 1 an !
Le deuxième impact important est le besoin d’une meilleure visibilité pour les salariés, les actionnaires et le grand public sur l’empreinte carbone de l’entreprise. Il existe des indicateurs fiables qui permettent de suivre l’impact de l’informatique sur l’environnement. Aujourd’hui ces solutions de mesure au quotidien se mettent de plus en plus souvent en place dans l’entreprise.
Quels exemples de bonnes pratiques peut-on citer en France ?
Ce qu’il est intéressant de mentionner sont les achats éco-responsables en matière d’informatique, la difficulté étant de trouver le bon éco-label. L’un des meilleurs labels existants est EPEAT, un label américain qui prend en compte des critères assez complets sur le processus d’achat d’un matériel, comme, par exemple, un serveur ou un poste de travail : le matériel et l’emballage sont-ils recyclables, l’entreprise fabriquant le matériel a-t-elle des critères généraux positifs en matière d’environnement, le matériel contient-il un taux limité de produits toxiques… EPEAT est donc un label très large sur les critères, qui permet d’indiquer de façon fiable si le matériel est, ou non, respectueux de l’environnement.
De plus en plus d’entreprises et d’administrations en France s’intéressent à ce label.
Et même si la France est en retard sur ce sujet, les bonnes pratiques commencent à être adoptées. Les responsables des achats (achats éco-responsables) s’en préoccupent et dans les grandes entreprises, le responsable du développement durable prend ce dossier en charge, dans le cadre de fonctions transversales, souvent en liaison avec les achats et la DSI. Parfois les DSI se dotent d’un chef de projet Green IT pour recenser les leviers possibles et mettre en œuvre les bonnes pratiques qui en découlent.
En France, nous ne sommes qu’au début des achats éco responsables, même si au niveau des économies d’énergie et du recyclage, la France fait partie des pays européens « moteurs ». Sur le Green IT, nous sommes en retard par rapport aux États-Unis où, dès 1993, sous l’impulsion de Bill Clinton, l’administration américaine a imposé à tous ses établissements d’acheter du matériel correspondant au label Energy Star (qui prend en compte la mise en veille du matériel après un certain temps d’inactivité).
L’un des objectifs de ce livre est bien de constituer une vraie source d’informations sur les bonnes pratiques à mettre en place, pour les personnes en charge de ce sujet dans les entreprises et les administrations. Et nous avons présenté dans l’ouvrage un certain nombre d’indicateurs pour faire soi-même, en amont, un travail d’analyse sur le matériel.
Comment abordez-vous ce sujet et pour quel public ?
Green IT s’adresse à toutes les personnes qui, de près ou de loin, sont en charge du Green IT dans l’entreprise, une collectivité ou l’administration, qu’il s’agisse de directions des achats, informatiques ou du développement durable et qui n’ont pas forcément de connaissances dans le domaine informatique. Green IT est un véritable outil pour disposer des bons arguments pour mettre en œuvre cette politique. Évidemment notre ouvrage intéresse aussi les Directions Générales à qui il revient de porter ce type de projet, et les responsables de la communication, pour le rapport annuel aux actionnaires, par exemple.
C’est le premier et unique ouvrage sur le sujet en France ; il devrait faire date, car nous l’avons souhaité exhaustif. Il permet, en outre, de rentrer immédiatement dans les détails et de mettre en avant des éléments concrets et pratiques.
Pour paraphraser Nathalie Kosciusko-Morizet, qui en a rédigé la préface, « c’est à mettre sur la table de chevet de tous les responsables en charge de mettre en œuvre le Green IT dans leur organisation ».
© DUNOD EDITEUR, 31/08/2009
Que recouvre la notion de Green IT ?
Le Green IT est un sujet important, qui a tendance à recouvrir de nombreux thèmes que nous n’avons pas forcément vocation à traiter aujourd’hui. Ce terme est né dans les pays anglo-saxons où cette préoccupation existe depuis déjà une dizaine d’années. En France notamment, cela concerne à la fois les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et le développement durable. Dans ce dernier thème, les aspects sociaux sont également inclus, mais nous ne les abordons pas forcément dans l’ouvrage.
Green IT traite de tout ce qui concerne le système d’information des entreprises, des administrations, des collectivités et l’impact de ce système d’information sur l’environnement. Cela va de l’achat du matériel (l’achat éco-responsable) en passant par des préconisations, comme par exemple éteindre les ordinateurs le soir, utiliser des logiciels qui réduisent la consommation…
Quel est l’impact immédiat pour l’entreprise ?
Avant de parler d’impact, les entreprises ont aujourd’hui des obligations concernant le développement durable, l’environnement, en particulier vis-à-vis des actionnaires. Les rapports d’activités consacrent désormais plusieurs pages au développement durable et à l’empreinte environnementale de l’entreprise.
L’impact peut être souvent très significatif et se traduire en termes financiers. On a tendance à opposer souvent l’aspect financier et l’aspect environnemental. Or, le premier impact étant financier, cela devrait amener les entreprises à s’intéresser plus sérieusement au Green IT. Aujourd’hui, les principales technologies qui permettent de réduire la consommation énergétique sont souvent des technologies informatiques. Parmi ces technologies, il se développe par exemple ce qu’on appelle le « client léger », qui utilise des terminaux passifs consommant bien moins qu’un PC classique (5 W contre 75 W). Des études ont démontré que ces solutions permettaient de réduire la facture de dépense d’énergie de 50 % sur 1 an !
Le deuxième impact important est le besoin d’une meilleure visibilité pour les salariés, les actionnaires et le grand public sur l’empreinte carbone de l’entreprise. Il existe des indicateurs fiables qui permettent de suivre l’impact de l’informatique sur l’environnement. Aujourd’hui ces solutions de mesure au quotidien se mettent de plus en plus souvent en place dans l’entreprise.
Quels exemples de bonnes pratiques peut-on citer en France ?
Ce qu’il est intéressant de mentionner sont les achats éco-responsables en matière d’informatique, la difficulté étant de trouver le bon éco-label. L’un des meilleurs labels existants est EPEAT, un label américain qui prend en compte des critères assez complets sur le processus d’achat d’un matériel, comme, par exemple, un serveur ou un poste de travail : le matériel et l’emballage sont-ils recyclables, l’entreprise fabriquant le matériel a-t-elle des critères généraux positifs en matière d’environnement, le matériel contient-il un taux limité de produits toxiques… EPEAT est donc un label très large sur les critères, qui permet d’indiquer de façon fiable si le matériel est, ou non, respectueux de l’environnement.
De plus en plus d’entreprises et d’administrations en France s’intéressent à ce label.
Et même si la France est en retard sur ce sujet, les bonnes pratiques commencent à être adoptées. Les responsables des achats (achats éco-responsables) s’en préoccupent et dans les grandes entreprises, le responsable du développement durable prend ce dossier en charge, dans le cadre de fonctions transversales, souvent en liaison avec les achats et la DSI. Parfois les DSI se dotent d’un chef de projet Green IT pour recenser les leviers possibles et mettre en œuvre les bonnes pratiques qui en découlent.
En France, nous ne sommes qu’au début des achats éco responsables, même si au niveau des économies d’énergie et du recyclage, la France fait partie des pays européens « moteurs ». Sur le Green IT, nous sommes en retard par rapport aux États-Unis où, dès 1993, sous l’impulsion de Bill Clinton, l’administration américaine a imposé à tous ses établissements d’acheter du matériel correspondant au label Energy Star (qui prend en compte la mise en veille du matériel après un certain temps d’inactivité).
L’un des objectifs de ce livre est bien de constituer une vraie source d’informations sur les bonnes pratiques à mettre en place, pour les personnes en charge de ce sujet dans les entreprises et les administrations. Et nous avons présenté dans l’ouvrage un certain nombre d’indicateurs pour faire soi-même, en amont, un travail d’analyse sur le matériel.
Comment abordez-vous ce sujet et pour quel public ?
Green IT s’adresse à toutes les personnes qui, de près ou de loin, sont en charge du Green IT dans l’entreprise, une collectivité ou l’administration, qu’il s’agisse de directions des achats, informatiques ou du développement durable et qui n’ont pas forcément de connaissances dans le domaine informatique. Green IT est un véritable outil pour disposer des bons arguments pour mettre en œuvre cette politique. Évidemment notre ouvrage intéresse aussi les Directions Générales à qui il revient de porter ce type de projet, et les responsables de la communication, pour le rapport annuel aux actionnaires, par exemple.
C’est le premier et unique ouvrage sur le sujet en France ; il devrait faire date, car nous l’avons souhaité exhaustif. Il permet, en outre, de rentrer immédiatement dans les détails et de mettre en avant des éléments concrets et pratiques.
Pour paraphraser Nathalie Kosciusko-Morizet, qui en a rédigé la préface, « c’est à mettre sur la table de chevet de tous les responsables en charge de mettre en œuvre le Green IT dans leur organisation ».
© DUNOD EDITEUR, 31/08/2009
Green IT
Les meilleures pratiques pour une informatique verte
Collection: InfoPro, Dunod
2009 - 240 pages - 175x250 mm
EAN13 : 9782100530823 Prix TTC France 26,00 €
2009 - 240 pages - 175x250 mm
EAN13 : 9782100530823 Prix TTC France 26,00 €



